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Gardons l’aéroport de Mascouche (CSK3) vivant et en santé

Par Jean-Pierre Bonin

le 25 juillet, 2008

 

En 1973, le Gouvernement du Québec cédait l’aéroport CSK3 à la Ville de Mascouche en autant qu’elle s’engageait à en préserver l’usage municipal comme aéroport.

Quoique l’aéroport soit administré par une association à but non lucratif formée par les usagers et que celle-ci soit autofinancée, la Ville vendit, en 2004, l’aéroport à une entreprise privée. Elle comptait utiliser le montant de 1,8M$ produit par la vente pour balancer son budget de 2003 (une pensée à courte vue pour payer de vieux comptes d’épicerie en utilisant un bien dont la valeur à long terme dépasse le montant consenti). Comme cette vente devait être approuvée par Québec avant le 21 juin 2005 et que l’approbation ne fut pas consentie, l’entreprise acheteuse remit les installations à la Ville et retira son offre d’achat. Ceci résulta en un déficit d’opération pour la Ville.

À ce jour, la Ville tente toujours de faire renverser la décision de Québec par les tribunaux. Elle a récemment engagée une deuxième firme d’avocats pour accélérer le processus de contestation pour vendre l’aéroport avant la tenue d’élections en 2009.

Pendant ce temps, elle continue d’ignorer l’aéroport comme apport économique (par exemple, aucune mention de l’aéroport n’est faite dans le site Web de la Ville). De plus, elle entretient la rumeur d’une fermeture de CSK3 en 2011.

Cette rumeur crée des difficultés aux entreprises sises à l’aéroport comme des refus de prêts bancaires, car les banques tiennent compte de la rumeur de fermeture prochaine ou l’annulation de projets de développement. D’autres aéroports moussent même cette rumeur à leur propre bénéfice de développement.

Le 30 juin dernier, COPA était présente pour soutenir les gens de l’aéroport. Michel Moreau, directeur pour le Québec de COPA était l’un des conférenciers invités à la conférence de presse pour soutenir l’aéroport. Moreau fait part d'études faites ailleurs au Canada où d'autres municipalités voulaient fermer un aéroport.

Ces études de la COPA démontrent l'apport économique important de tels installations pour ces municipalités qui ont par conséquent annulé leur projet de fermeture et favorisé le développement de leur aéroport.

Moreau a invité les gens de l'aéroport de Mascouche à documenter les retombées économiques de leur aéroport.

Parmi les conférenciers, Jean-Daniel Cossette, propriétaire du Point du jour et Gilles Pinard, directeur de l’APBQ ont souligné l'apport économique et dynamique des entreprises situées à l'aéroport de Mascouche:

- cinq entreprises-écoles accrédités par Transport Canada;

- 125 aéronefs rattachés au site sur une base annuelle;

- 50 000 mouvements de pistes par année;

- trois entreprises accréditées pour la maintenance et l'entretien mécanique;

- une entreprise accréditée en instrumentation et calibration d'avionique;

- une communauté professionnelle employant des pilotes professionnels, des répartiteurs de vols, des mécaniciens, des gestionnaires, du personnel de soutien en bureautique et en entretien. Au total une centaine de personnes à l'année, les emplois indirects en représentent facilement le double.

Gaston Lepage, Président honoraire de l’APBQ nous a invité à prendre connaissance du dépliant de COPA sur "Les aéroports régionaux".

Serge Hamelin (Horizon Mascouche) candidat à la mairie et Guillaume Tremblay, conseiller municipal indépendant se sont aussi prononcé pour soutenir la survie et le développement futur de l’aéroport.

Parmi la soixantaine de personnes présentes, notons aussi la présence des députés Raymond Gravel et Roger Gaudet ainsi que celle de Frank Hofmann, Vice-président COPA – Est du Canada et Directeur pour le Québec.