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La COPA contre l’interdiction des vols de tourisme

 

La municipalité québécoise de Shawinigan a soumis une demande à Transports Canada (TC) pour mettre un frein à toutes les opérations de vol touristiques à l’hydrobase du Lac-à-la-Tortue près de là.

Pendant que TC considère ses options et avant de répondre à la requête de Shawinigan, TC a demandé à la COPA quelle était sa position vis-à-vis ce sujet.

Le Président et Chef exécutif de la COPA, Kevin Psutka, a depuis répondu à M. Justin Bourgault, Gestionnaire régional, Sécurité des aérodromes à TC, avec les éclaircissements et recommandations suivantes à ce sujet.

Premièrement, M. Psutka a souligné que le Lac-à-la-Tortue, un des plus vieux hydro aérodromes au Canada, continue à servir de base centrale et importante pour le vol de brousse au Québec et au Canada, et les entreprises établies à l’aérodrome adjacent dépendent des opérations commerciales de vol de tourisme pour leur rentabilité.

"Il reste très peu de bases d’opérations aériennes qui sont établies près de l’eau dans la Province de Québec et nous sommes inquiets qu’une interdiction complète des vols commerciaux de tourisme puisse causer une fermeture éventuelle de la base d’opérations aériennes et des facilités reliées au service et à l’entretien des avions. De plus, la municipalité de Shawinigan ne réalise peut-être pas l’impact final de cette requête. Environ 25 emplois sont en jeu de même qu’un montant significatif de taxes municipales."

La COPA croit que la requête pour une interdiction peut être le résultat de certaines opérations commerciales qui auraient agi au-delà des limites raisonnables pour maintenir une cohabitation harmonieuse entre les opérateurs et les résidents.

Il a été suggéré que les règles de réduction du bruit publiées dans le Supplément de vol Canada souvent ne sont pas respectées. Il a aussi été suggéré que les accords en place limitant le nombre des avions opérant dans la région ne sont pas honorés par certains opérateurs.

La COPA comprend également qu’un opérateur commercial a établi une base à l’écart de l’aérodrome enregistré et la proximité de cette opération par rapport aux résidents cause une partie du problème.

La COPA est aussi inquiète que la requête d’interdiction ne différencie pas entre les opérations commerciales et privées de vols touristiques. "Nous représentons les gens qui volent des avions privés, incluant ceux qui utilisent ce lac pour faire des vols privés, incluant des vols touristiques," de dire M. Psutka.

"Même si notre désir principal est la continuation des vols touristiques pour tous les opérateurs, si une prohibition est la conséquence fâcheuse de cette consultation publique, nous ne voudrions pas que les opérations privée soient affectés de quelque façon que ce soit car nous n’avons aucune raison de croire que les opérations privées font partie du problème."

RECOMMANDATIONS:

1. Les certificats d’opération des opérateurs commerciaux devraient incorporer les procédures de réduction du bruit telles que publiées dans le Supplément de vol Canada comme exigences obligatoires.

2. Les opérations commerciales de vols de tourisme ne devraient pas être interdites par TC mais plutôt limitées au niveau du nombre précédemment autorisé d’avions dédiés à cette activité et seulement à partir d’une seule hydrobase sur le lac.

3. Les opérations privées ne devraient pas être touchées.

4. L’éducation de tous les opérateurs devrait inclure un Circulaire d’information aéronautique ou un supplément à la Publication d’information aéronautique touchant les procédures affichées à l’aérodrome et l’hydrobase.

"Si les opérations sont limitées aux restrictions déjà en place par des accords locaux et si les mesures de réduction du bruit sont respectées, les plaintes des résidents vont diminuer," a dit M. Psutka.

"L’interdiction de tous les vols de tourisme n’est pas nécessaire pour résoudre le problème. Le respect des procédures existantes et des accords existants quant au nombre des avions est une mesure suffisante."