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L'Aéroport de Mascouche ne doit pas fermer

Par Kevin Psutka

 

L'Aéroport de Mascouche CSK3 est situé du côté est de Montréal. Avec plus de 120 avions résidents, des écoles de vol et de l'emploi pour 70 personnes, CSK3 remplit un rôle vital pour le transport aérien, l'entraînement et la récréation à Montréal.

Toutefois, le statut de la propriété sur laquelle l'aéroport réside est en train d'être changé et les preneurs de décisions au niveau municipal et provincial n'ont aucun intérêt dans l'existence de l'aéroport.

CSK3 date des années 1980 lorsque le terrain qui était devenu excédentaire aux besoins de l'autoroute a été donné à la municipalité avec la provision qu'il doit être utilisé à des fins publiques.

Le gouvernement municipal du temps avait encouragé avec enthousiasme le développement d'un aéroport et avait en fait vendu des lots à divers acheteurs (tous orientés en aviation) avec la condition expresse que ces lots soient utilisés seulement à des fins municipales et pour usage dans le contexte de l'Aéroport de Mascouche, qui avait été identifié dans les baux en tant que projet municipal.

En 2002, le Maire a décidé de vendre le terrain. Depuis ce temps, il y a eu plusieurs interventions, entre autres de la COPA, pour rappeler au Maire ainsi qu'au gouvernement provincial leur accord que le terrain doit être utilisé à des fins publiques.

Tout récemment, le gouvernement provincial a déclaré que leur seul intérêt envers le terrain est qu'ils reçoivent une compensation appropriée si le terrain est vendu ou cédé à des fins non publiques. Les deux parties sont en négociation avec l'intention de vendre le terrain à des fins hors aviation.

Dans une lettre au Ministre des transports du Québec, j'ai insisté pour que le Ministre pense au delà de la question de la compensation financière et considère le plus grand intérêt du public. Des emplois sont en jeu et le rôle vital que cet aéroport joue en tant que partie de l'infrastructure du transport aérien et de l'entraînement en vol ne devrait pas être permis de disparaître, spécialement avec les pressions dont St-Hubert, l'autre aéroport majeur en aviation générale, fait face.

Une copie de la lettre a été envoyée au Ministre fédéral des transports pour lui demander d'intervenir et aussi pour lui faire remarquer que ceci est encore une illustration des dangers très sérieux qui existent envers l'infrastructure du transport aérien à cause du manque d'une politique qui viendrait protéger ce secteur de l'aviation.

Toronto (Buttonville) et Edmonton (City Centre et Cooking Lake) sont d'autres centres majeurs de l'activité en aviation générale dont le futur est très incertain.

La COPA va continuer ses efforts pour sensibiliser les divers niveaux de gouvernement envers la nécessité d'une intervention et de la protection de notre infrastructure aéroportuaire nationale. Vous pouvez consulter les lettres et autres informations d'arrière-plan sur notre site internet: www.copanational.org .