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Regard vers le futur

 

Comme nous quittons 2009 et le centième anniversaire du premier vol motorisé au Canada, nous devrions penser un peu au futur de l'aviation personnelle.

Selon les statistiques publiées par Transports Canada, les licences et les permis de pilote privé - aile fixe - ont atteint leur apogée en décembre 2003 à 35,879. En date de septembre 2009, ce nombre a décliné à 31,113 (une diminution de 13 pour cent en six ans).

Même si les ultralégers et les permis d'aviation récréative ont légèrement augmenté de 102, la diminution des licences privées a ruiné cela avec une décroissance de 4,868. Ceci n'est pas entièrement dû aux pilotes qui laissent tomber leur licence à cause de leur âge plus avancé. Durant les trois dernières années, le nombre des nouvelles licences et permis émis a aussi diminué.

Même si c'est alarmant, cela ne devrait être une grosse surprise. Considérez la génération des "baby-boomers" d'après-guerre. Maintenant, ceux qui ont 62 et 63 ans d'âge sont au tout début de la vague des "boomers." À partir de là, la population augmente sans cesse jusqu'à ceux qui sont maintenant âgés d'environ 45 ans. Ceci est une augmentation significative d'environ 30 pour cent.

Présentement, on voit que la vague atteint son maximum à 45-46 ans d'âge et diminue graduellement de 20 pour cent lorsqu'on recule jusqu'au groupe de 35-36 ans d'âge. Les chiffres demeurent ensuite relativement stables jusqu'à l'âge de 20 ans.

Si l'on prend pour acquis que les pilotes privés représentent un pourcentage consistant de la population générale, nos chiffres devraient donc représenter les mêmes tendances. Le groupe d'âge de 20 à 30 ans est une tranche primordiale du territoire des nouveaux pilotes et dans les années récentes la population disponible a été en diminution. Il y a donc moins de nouveaux pilotes potentiels pour remplacer les pilotes au début de la vague des "boomers" qui commencent maintenant à laisser aller leurs licences à cause de raisons d'âge et de santé.

Ceci semble être une explication logique. Mais si on y regarde d'un peu plus près, ça devient effrayant. Nous avons environ 20 ans devant nous avant que le sommet de la vague des "boomers" atteigne 65 ans. Ce qui veut dire que le nombre des pilotes qui quitteront à chaque année augmentera jusqu'à 30 pour cent au cours de cette période pendant qu'il est très probable que les nouveaux candidats pilotes demeureront au même niveau durant la même période de temps.

Également, je ne crois pas que le postulat voulant que les pilotes demeurent à un pourcentage constant de la population générale soit valide. La génération des "boomers" est née de parents de la Deuxième guerre mondiale, plusieurs de ceux-ci ayant un passé aéronautique ou militaire. Ceci a donné un certain élan à plusieurs "boomers" pour commencer à voler lorsqu'ils en ont été capables.

Est-il surprenant que les années 60 et les années 70 aient vu la prolifération des centres de formation en pilotage de Cessna et Piper? Mais durant les 20 ou 30 dernières années, nous n'avons vu aucun évènement majeur centralisé autour des jeunes gens en aviation.  Même le programme spatial est presque complètement arrêté.

Il est intéressant de noter que durant les cinq dernières années le nombre des avions légers possédés au Canada est en augmentation. Ceci semble être contre intuitif, mais ce sont souvent ces pilotes dans la cinquantaine qui peuvent finalement se permettre d'acheter leur propre avion. Ainsi, à mesure que la vague des boomers avance, il y a plus de pilotes qui sont capable d'acheter des avions. Je prédis également que ceci commencera à diminuer une fois que le sommet de la vague des "boomers" avancera dans la cinquantaine.

L'adhésion à la COPA devrait suivre le même modèle. Avec moins de pilotes qui entrent dans le système et si les propriétaires d'avions commencent à décroître, l'adhésion à la COPA devrait suivre à moins que nous prenions des mesures afin d'attirer un plus grand pourcentage de la population des pilotes vers la COPA.

Aujourd'hui, la COPA est la plus importante association en aviation au Canada. Afin de garantir que la COPA soit aussi efficace pour les futures générations de pilotes et de propriétaires d'avions, nous devons travailler à conserver notre adhésion à la hausse.

Voici comment vous pouvez aider. Nos meilleurs représentants des ventes sont nos membres. Chaque fois que vous rencontrez un pilote, demandez à cette personne si il/elle est un membre de la COPA. Si la réponse est oui, félicitez-les à propos de leur bon choix et remerciez-les de vous aider à garder l'aviation personnelle en vie et en santé. Si la réponse est non, dites-leur pourquoi vous êtes un membre de la COPA et suggérez-leur d'aller sur notre site internet et d'adhérer à la COPA.

Dites-leur qu'ils vont recevoir le journal aéronautique le plus informatif, intitulé COPA Flight, livré à leur porte tous les mois. Et en même temps, ils vont recevoir les meilleures annonces classées d'avions à vendre intitulée Canadian Plane Trade.

Ceux-ci à eux seuls valent le coût annuel d'abonnement. Ensuite expliquez comment ils aideront à garder l'aviation personnelle en vie et en santé pour la prochaine génération en étant membre et en aidant à augmenter notre voix.

Travaillons ensemble afin d'amener plus de pilotes et de propriétaires d'avions dans nos rangs.  En attendant, continuez à faire tourner votre hélice.

 

CLARIFICATION

Dans ma colonne de décembre dernier, j'ai déclaré que l'Aéroport international d'Edmonton (AIE) s'apprêtait à fermer l'Aéroport de Cooking Lake et sa base d'hydravion. Ceci est incorrect. L'AIE est en train de travailler avec un groupe d'utilisateurs locaux à développer une entente afin que ceux-ci prennent possession de l'aéroport et de l'hydrobase. Je tentais d'accroître la conscience du problème et je spéculais qu'une fermeture pourrait survenir si une entente n'était pas conclue.  Je m'excuse des inconvénients que ceci aurait pu causer. -  Bob Kirkby