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Futur incertain pour l'Aéroport Edmonton City Centre

 

Le débat au sujet de la valeur des aéroports municipaux semble être un sujet que chaque ville ou cité doit réviser souvent sur une base cyclique. L'augmentation sans précédent des valeurs immobilières durant les dernières années a été l’une des principales motivations pour engendrer ces débats.

Maintenant c'est au tour de la Cité d'Edmonton (encore une fois) de décider si elle veut réellement ou non de l'Aéroport City Centre.

L'année dernière, le Conseil municipal de la Cité d'Edmonton a décidé de ré-évaluer le besoin du plus vieux aéroport et l'un des plus importants aéroports au Canada. L'ECCA (Edmonton City Centre Airport), aussi connu sous le nom de "Blatchford Field", a débuté sa vie comme aérodrome en 1910 et il a été le site de plusieurs premières dans l'histoire de l'aviation canadienne.

Blatchford Field a reçu la toute première licence pour opérer un "port aérien" (avant qu'on les appelle des aéroports) au Canada en 1926 et il a été en opération de façon continue depuis ce temps.

L'ECCA a été la raison pour laquelle Edmonton est devenu célèbre en tant que "Porte du Nord", étant utilisé depuis plus d'un siècle en tant que terminus aérien principal pour les vols en partance et en provenance des territoires du Nord-Ouest et du Yukon. L'aéroport est le siège du Musée de l'aviation de l'Alberta, le deuxième plus gros musée aéronautique au Canada après le Musée de l'aviation du Canada situé à Ottawa.

Cependant, en mettant de côté l'histoire, la cité voit maintenant l'ECCA comme une obstruction au développement futur. L'aéroport restreint les développements de gratte-ciels au coeur du centre-ville, il limite le cheminement optimal des lignes de transport en commun et des routes principales, il limite l'expansion sans restriction de l'Institut de technologie du nord de l'Alberta (en anglais: Northern Alberta Institute of Technology ou NAIT) et, bien sûr, il est un obstacle à des gains monétaires énormes pouvant venir de la vente des terrains aux développeurs immobiliers, pour ne nommer que ceux-là.

L'aéroport est bien occupé. Avec plus de 85,000 mouvements par an, il fait partie du quart des aéroports les plus occupés du Canada. Il existe plus de 50 entreprises commerciales et organisations gouvernementales basées à l'aéroport, incluant trois écoles d'entraînement en vol, et deux stations-service aéronautiques.

Ce taux significatif de mouvements aériens pourrait être encore plus élevé, mais en 1996 la Cité a restreint les opérations des transporteurs aériens, les forçant à déménager à l'Aéroport international au sud de la cité et il a limité les opérations à l'ECCA aux petits affréteurs.

En 2008, un moratoire a été imposé envers tous les permis de développement à l'aéroport en attendant les résultats de la ré-évaluation au sujet du futur de l'aéroport. Ceci et la liste imposante de rapports que la cité a publié sur son site internet soulignant d'autres utilisations possibles du terrain a envoyé un fort signal aux entreprises commerciales que le fait d'investir dans le développement de leurs entreprises correspond fort probablement à jeter de l'argent par la fenêtre. Ainsi donc, l'activité et la croissance de l'aéroport a effectivement été réduite.

J'ai surveillé les développements à travers des contacts à Edmonton depuis l'année dernière. Durant les derniers mois, j'ai été en contact avec l'Association d'affaires Kingsway (en anglais: Kingsway Business Association ou KBA) qui semble être le seul groupe local qui travaille activement à sauver l'aéroport pour le moment. Bien que quelques unes des entreprises aéronautiques situées à l'aéroport soient des membres, la majorité des membres de la KBA sont des entreprises proches, situées au sud et à l'est de l'aéroport. Le site internet de la KBA est le suivant: www.edmontonkingsway.com.

Les autres groupes qui supportent l'aéroport incluent le Groupe d'entreprise de l'Alberta (www.albertaenterprisegroup.com), et le Commuter Air Access Network of Alberta (www.caana.ca).

La COPA a préparé en début mai une lettre de support visant la rétention de l'aéroport et l'a envoyé au maire Mandel, aux conseillers de la Cité et au Membre de la Législature de l'Alberta. Cette lettre peut être lue sur le site internet de la COPA (lettre ici reproduite).
J'ai passé à chacune de ces organisations tout le matériel de la COPA de support des aéroports municipaux et toutes les 12 études d'impact économique des aéroports que nous avons obtenues. J'ai offert d'aller à Edmonton pour rencontrer quiconque qui s'apprêterait à convaincre la Cité de la valeur de leur aéroport, mais il n'y a simplement pas eu de groupe local qui ait accepté cette tâche.

Toutefois, ceci pourrait changer dans le futur rapproché. Récemment, on m'a dit qu'un nombre d'entreprises situées à l'aéroport et certaines des organisations mentionnées plus haut sont en train d'organiser un nouveau groupe qui sera nommé Aviation Edmonton, spécifiquement avec comme mandat de sauver l'aéroport.

Un groupe fort de soutien local impliquant des gens intéressés est nécessaire afin de persuader la cité et le public de conserver et développer l'ECCA. La COPA va aider, mais l'effort a besoin d'être dirigé localement.

Le KBA vient juste d'établir un nouveau site internet afin de disséminer de l'information au sujet de l'Aéroport City Centre. Pour plus d'information, S.V.P. visitez ce site et revisitez-le fréquemment car de l'information nouvelle est constamment ajoutée.

N'oubliez pas de remplir le sondage en ligne pendant que vous êtes là: www.citycentreairport.ca.

En attendant, continuez à faire tourner votre hélice et visitez Blatchford Field pour aider à démontrer à la cité qu'il représente un actif de grande valeur