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Jalon important pour l’aviation générale

 

En date du 14 mars, l’Honorable John Baird, Ministre de l’environnement, a annoncé que "Le Gouvernement a conclu que la fermeture des pistes d’atterrissage augmenterait les risques pour les pilotes et créerait des incertitudes juridiques quant au statut de ces pistes" et que "…les pistes seront entretenues afin d’y permettre les atterrissages d’urgence et les déroutements."

Il faisait bien sûr référence aux pistes d’atterrissage de Banff et Jasper. Plus loin dans cette édition et sur le site internet de la COPA vous pouvez lire le texte complet de ces communiqués de presse.

Le 14 mars 2008 est une date à retenir. Cette décision est un jalon important pour l’aviation générale. Le bons sens a finalement prévalu au niveau du gouvernement fédéral et l’importance de la sécurité en aviation générale a été sauvegardée, ironiquement sans aucune aide de Transports Canada.

Je réfère à ceci comme étant un jalon plutôt qu’une victoire parce qu’il reste beaucoup à accomplir avant que nous puissions respirer plus aisément.

Depuis 30 ans, Parcs Canada a voulu fermer ces pistes. Dans les années 80, le Alberta Aviation Council (maintenant appelé Aviation Alberta), avec le support financier de la COPA, a contesté Parcs Canada en partenariat avec les clubs de vol locaux. Dans les années 90, la COPA s’est impliquée directement et a continué la contestation, grâce au Fond spécial d’action.

Ensuite, en 1997, année charnière dans la lutte, notre gouvernement précédent a passé un règlement donnant à Parcs Canada le plein contrôle des pistes à l’intérieur des parcs nationaux. Connue sous le nom de «National Parks Aircraft Access Regulation», le règlement incluait Banff et Jasper comme deux des neufs pistes autorisées à l’intérieur des parcs à l’échelle du Canada. Toutefois, à partir du moment où le règlement est devenu loi, les pistes de Banff et Jasper avaient été rayées de cette liste autorisée.

Maintenant, afin de satisfaire la décision du Ministre, Parcs Canada devra amender le règlement afin de remettre Banff et Jasper de nouveau sur la liste des pistes autorisées. Cela va prendre du temps. De plus, les administrations des parcs de Banff et Jasper devront apporter les changements nécessaires afin de garder les pistes disponibles sur une base permanente.

Nous avons fait une longue et dure route pour en arriver à ce jalon et la lutte est devenue vraiment intense après 1997. Plusieurs personnes et organisations à travers le Canada ont fourni une aide significative.

Bien sûr, les clubs de vol locaux de Banff et Jasper ont été les plus impliqués durant toute cette période et les pilotes individuels de ces deux localités ont été sur la ligne de front. Et ils continuent d’être sur la ligne de front, car vous pouvez être certains que nos réels ennemis, les groupes environnementaux, n’en resteront pas là.

Je veux remercier tous les membres, passés et présents, du Club de vol de Jasper et du Club de vol de Banff pour leur persévérance et leur dévotion envers l’objectif premier de conserver les pistes ouvertes pour fins d’urgence et de diversion, même si cela représente peut-être la perte de leur utilisation personnelle de ces pistes.

Bryn Thomas de Jasper et Bill Clark de Banff ont fait un excellent travail à diriger les efforts locaux.

Nous n’aurions pu accomplir ce que nous avons accompli sans les membres au niveau national. En préparant l’évaluation de risque à la sécurité aérienne, faisait partie de l’évaluation environnementale complète, nous avons demandé aux membres qui ont vécu l’expérience d’une urgence ou d’un vol de diversion à l’une ou l’autre des deux pistes de nous raconter leur histoire. Quarante-cinq pilotes de partout au Canada ont fourni des rapports détaillés du moment où ils ont rencontré de très mauvaises conditions météo dans les cols de montagne et ont vraiment eu besoin de la piste soit de Banff ou de Jasper.

Pour certains, il était abondamment clair que les pistes avaient sauvés leurs vies. Ces rapports ont joué un rôle vital durant l’évaluation du risque envers la sécurité aérienne.

Comme partie de l’évaluation environnementale complète effectuée, Parcs Canada a fait une consultation publique durant laquelle le public a été invité à transmettre par écrit leurs commentaires au sujet des rapports sur l’évaluation environnementale et l’évaluation de risque à la sécurité aérienne. Nos membres ont joué un rôle clé pendant cette étape.

Parcs Canada a reçu un total de 1,512 soumissions contenant 4,363 commentaires spécifiques. De ceux-ci, 46% provenaient de l’Alberta et de la Colombie-Britannique avec le reste des commentaires (54%) provenant du reste du Canada. Des 1,512 soumissions, 1,490 ou 98.5% ne supportaient pas la fermeture proposée des pistes.

Lorsque Parcs Canada a fait parvenir son rapport final et les résultats des consultations publiques à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE), ceux-ci ont aussi conduit leur propre consultation publique. Encore une fois, nos membres ont fait leur devoir. Même si la ACEE n’a pas fait connaître les chiffres exacts, ils ont rapporté qu’environ 300 soumissions ont été reçues et virtuellement toutes étaient contre la fermeture des pistes.

Je veux remercier tous les membres COPA qui ont beaucoup aidé en prenant le temps d’écrire afin de supporter l’évaluation de risque à la sécurité aérienne et les consultations publiques.

Malheureusement, Parcs Canada a tout ignoré et dans son rapport final à l’ACEE a déclaré qu’ils procéderaient avec la fermeture, avec l’approbation du Ministre de l’environnement (à qui Parcs Canada se rapporte).

Afin de garantir un résultat favorable, nous avons ensuite travaillé afin de s’assurer que nos Membres du Parlement comprennent absolument la gravité de ce que Parcs Canada proposait. Grâce aux efforts de Bryn Thomas et de Bill Clark, les Membres du Parlement pour Jasper et Banff se sont rangés complètement de notre côté.

Nous avons ensuite engagé les membres COPA à travers l’Alberta et des parties de la Colombie-Britannique afin qu’ils contactent leurs Membres du Parlement et les informent des enjeux. Le résultat a été un support aussi quasi unanime de la part des Membres du Parlement.

Encore une fois, je remercie nos membres qui sont venus de l’avant et qui ont fait ces contacts. Ceci représentait un lien vital dans le processus.

Nos efforts ont culminé en une réunion avec le Ministre de l’environnement à qui nos inquiétudes ont été clairement énoncées et les recommandations constructives que nous faisions depuis le début ont été articulées.

Le support financier du Fond spécial d’action de la COPA et les membres COPA travaillant tous ensemble, avec le support de plusieurs autres organisations en aviation, nous a emmené jusqu’à ce jalon.

Ceci est la preuve qu’en travaillant ensemble, nous pouvons faire avancer les choses. Restez à l’écoute des prochains développements.

En attendant, continuez à faire tourner vos hélices.