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Peut-on faire mieux que ça?

 

Je suis présentement assis à mon clavier après être revenu d’un de ces fantastiques vols d’automne au dessus du sud de l’Alberta où la meilleure température de l’année pour le vol est toujours en fin septembre et au début d’octobre.

Il ne se fait pas beaucoup mieux que de dériver paresseusement au dessus de la prairie, à surveiller moissonneuse après moissonneuse s’affairant à couper de plus en plus de carrelages dans des miles et des miles de champs pour engranger la moisson, et de s’abreuver des couleurs variées des arbres le long des rivières et des vallées.

J’avais décidé de faire un vol matinal dans mon PA-12 vers l’un de mes endroits favoris pour déjeuner avant d’aller au travail. Par hasard j’ai demandé à ma femme Louise si elle aimerait venir avec moi plutôt que de se bousculer à l’ouvrage comme nous avons l’habitude de la faire. Tel que prévu, elle a dit «Merci, mais non merci».

J’ai donc déambulé jusqu’au hangar et sorti le PA-12 jusqu’au réservoir d’essence (j’habite à côté de ma propre piste, au cas où vous vous posez la question). Juste au moment où j’ai fini de faire le plein, Louise est arrivée à la course de la maison en criant «Attends une minute!». Oh oh, qu’est-ce que j’ai oublié de faire?

«J’ai changé d’idée» elle a dit, «Je viens avec toi. C’est une trop belle journée pour ne pas en profiter.» Wow. Je marque des points ici.

Alors nous sommes allés à une piste d’une petite ville pas très loin. Louise n’avait jamais été là avant, mais je savais qu’elle aimerait ça. Il y a une piste gazonnée aux limites de la ville avec une petite maison de thé à moins de 300 verges de la piste. Ils servent de l’excellente cuisine maison et une énorme tranche d’hospitalité campagnarde.

Au moment de finir nos œufs et bacon, rôtis et thé pour 5,00 $ chacun, Louise et la propriétaire étaient les meilleures amis du monde. Elle a adoré l’endroit. Je marque un point ici encore.

Ils avaient un intérêt commun. Louise collectionne et vends des livres usagés pour recueillir des fonds de charité et la dame qui possède la maison de thé aussi collectionne et revend des livres usagés. Mais elle en a trop et elle éprouve des difficultés à les écouler dans cette petite ville. Alors ils ont été donnés à Louise et des arrangements ont été pris pour que je retourne avec un avion vide une autre journée pour ramasser des boîtes cartonnées de livres. Une corvée agréable s’il en fut une.

Durant le retour à la maison, nous avons profité d’un magnifique paysage d’automne tout en discutant l’idée d’une maison de thé à notre piste. Louise était excitée à l’idée d’ouvrir une petite maison de thé sur notre propriété en tant que projet de retraite. Je n’ai pas voulu la décourager et j’ai donc fait bien attention de lui rappeler qu’elle déteste cuisiner. Mais elle a le sens des affaires et peut-être qu’elle peut figurer comment opérer une maison de thé sans cuisiner. J’ai une prémonition que cette discussion pourrait revenir me hanter dans le futur.

Ce qui a débuté comme un petit vol pour aller déjeuner a tourné en une journée presque entière de plaisir à voler durant une magnifique journée d’automne en octobre. Nous ne sommes pas arrivés au travail avant 14h00.

Alors pourquoi je suis à vous raconter cette histoire? J’avais originalement voulu remplir ma colonne avec des faits et les derniers chiffres au sujet du coût des avions, les tendances dans la propriété des avions, et comment la crise économique américaine pourrait affecter le prix des avions dans un avenir rapproché.

Après un si beau vol, je ne pouvais pas me mettre à écrire une colonne ennuyeuse à propos de faits divers et de chiffres. J’espère que ce conte sympathique et fantaisiste vous donnera l’envie de sortir et d’aller voler. Après tout, n’est-ce pas tout ce qui compte?

Continuez à faire tourner votre hélice.