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Gardez l’aviation vivante et en bonnesant

 

J ’écris ces mots juste après être revenu d’AirVenture 2010 à Oshkosh et mon cerveau est surchargé de choses d’aviation. Je ne cesse jamais d’être émerveillé par la variété incroyable d’avions et de gadgets qui apparaissent là-bas.Plusieurs produits font un grand tapage et ne sont jamais revus ensuite, mais la majorité reste dans les parages et quelques produits finalement excellent et deviennent de noms de marque.

Ce qui m’impressionne le plus, c’est la variété du spectre des avions à Oshkosh.

À chaque année, cela continue à se répandre au fur et à mesure que les limites sont repoussées et que les trous dans le spectre sont remplis. Cette année ne fait pas exception avec le Belite, un nouvel ultra-léger de poids super léger, à une extrémité pour les pilotes qui se promènent juste autour et à l’autre extrémité se trouvait le nouveau Lancair Evolution équipé d’une turbine PT6 pour les globes trotteurs en puissance.

Les deux sont des avions en kit et si l’un de ces kits ne vous charme pas, le reste du spectre est rempli par un nombre infini de d’avions en kit ou construits à partir de plans, à ailes fixes comme à ailes rotatives.

Et il y a aussi le spectre parallèle des avions certifiés. Après plusieurs années de stagnation dans les années 90, la dernière décennie a vu beaucoup d’améliorations dans la qualité et la vitesse à l’intérieur du spectre des avions certifiés par Cirrus, Columbia (maintenant le Cessna Corvalis), Diamond et les autres. Et dans une autre catégorie cherchant à remplir le vide, la foule d’avions LSA (en anglais:Light Sport Aircraft) se bat pour votre attention avec de superbes avions en composite et des reproductions d’avions classiques, avec des postes de pilotage tout écran.

En tenant compte de la multitude de vendeurs avec des appareils incorporant des cartes électroniques et des récepteurs GPS intégrés, je dirais qu’AirVenture 2010 a démonté des avances significatives dans les diverses enveloppes en aviation.

En plus de m’étourdir la tête, tout ceci me fait réfléchir à savoir où nous les Canadiens pourrions nous retrouver. Plusieurs de ces grandes avances en aviation qui proviennent des États-Unis ne sont simplement pas disponibles au Canada. Prenez les avions LSA par exemple.

En dépit des discussions à propos d’accommoder la catégorie LSA au Canada depuis cinq ans maintenant, incluant la formation d’un comité de travail sanctionné par Transports Canada et co-présidé par la COPA et le développement de recommandations sur la façon de procéder, Transports Canada ne semble pas être plus près de figurer une manière de s’y prendre.

Les cartes électroniques sont un autre exemple. Dans sa grande sagesse lorsque Transports Canada a privatisé le système de navigation aérienne au Canada, il a donné à Nav Canada la propriété exclusive de nos données de cartes aéronautiques.

Nav Canada en retour a rendu la chose difficile, car ils essaient de protéger leurs droits de propriété intellectuelle vis-à-vis les compagnies voulant mettre ces données disponibles électroniquement.

Comparez ceci à la FAA (en anglais: Federal Aviation Administration) qui fournit toutes les données des cartes américaines gratuitement. Bien qu’il y ait une disponibilité limitée des données canadiennes de la part de certains distributeurs, plusieurs des plus petites compagnies ne peuvent justifier le coût à cause de leur petite taille et du marché relativement réduit envers les données canadiennes.

À travers les efforts de la COPA pour éduquer Nav Canada face à ce problème, je comprends qu’ils sont en train d’étudier la question avec un plus haut degré de priorité et peut-être qu’une solution sera trouvée bientôt qui permettra l’utilisation des données à un prix abordable à l’utilisateur en bout de ligne.

Je pourrais continuer, ELT versus suivi de vol, par exemple, mais il suffit de dire que pour toute avance en technologie aéronautique, il semble y avoir un blocage de la part de nos régulateurs ou soit que nous sommes pris de court par quelque autre sujet relié nous empêchant d’aller de l’avant. Une portion de ceci survient parce que Transports Canada est continuellement en décroissance en nombre de personnel et en budget, et a oublié il y a longtemps l’un de ses buts originaux, qui était la promotion de l’aviation au Canada, et en particulier de l’aviation générale.

Ce à quoi je veux en venir est quelque chose que nous connaissons tous. L’aviation pour la plupart d’entre nous n’avancera pas, ou ne demeurera même ce qu’elle est, sans un effort continu d’organisations de soutien comme la COPA surveillant tous les aspects de l’aviation au Canada. Il n’est plus suffisant de surveiller les développements en aviation de manière isolée puisque les défis nous arrivent de toutes parts ces temps-ci.

Les menaces sont multiples et cela demande un effort de coopération entre toutes les organisations en aviation au Canada pour aller de l’avant et prendre avantage de toutes ces améliorations dans l’équipement aéronautique qui prennent forme sous nos yeux.

À la COPA, nous regardons vers le futur et nous essayons trouver la meilleure manière de parcourir un chemin sécuritaire à travers les champs de mines de notre futur. C’est une façon poétique de dire que nous passons du temps à essayer de trouver des manières d’améliorer comment on fait les choses.

Personnellement, je ne crois pas que les défis du futur sont les mêmes que les défis du passé et une amélioration continue est requise pour s’adapter aux nouveaux défis à mesure qu’ils surviennent.

Je veux conserver l’aviation canadienne en vie et en santé, et au fait des développements technologiques qui surviennent.

En attendant, continuez à faire tourner votre hélice.