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Aérodrome de Belnan – un signe des temps

 

Pour ceux des membres qui ont pris le temps de répondre au sérieux danger posé au développement des aérodromes et qui s’est manifesté dans la cause de Belnan, en Nouvelle-Écosse, nous vous disons merci. Nous croyons que cet effort a préservé notre droit à développer des aérodromes.

Le problème est apparu lorsque Jim Johnson, propriétaire de Vision Air, a voulu établir un aérodrome sur une propriété qu’il a acheté près de l’Aéroport d’Halifax. Son but au départ était d’établir un héliport pour son opération, mais il avait aussi reconnu qu’il y avait un besoin pour un aéroport en aviation personnelle dans la région d’Halifax, puisque l’aviation personnelle avait été chassée en dehors des aéroports d’Halifax et de Shearwater qui ne semblaient plus intéressés à établir des facilités de hangar pour de petits avions, laissant le prochain aéroport acceptable beaucoup trop loin d’Halifax.

Johnson a étudié la possibilité d’établir une piste d’aviation et même de subdiviser la propriété en lots résidentiels avec des hangars. Il a reçu le OK de la gestion de l’Aéroport d’Halifax et de Nav Canada comme de quoi ce plan de créerait pas d’interférence avec les opérations là-bas. Son plan a été révisé par Transports Canada pour toute question de sécurité et rien n’a été trouvé. Il a donc décidé de procéder.

Ce qu’il n’avait pas prévu est la résistance qu’il a reçue des résidents locaux qui sont opposés à l’aviation sous toutes ses formes dans leurs arrière-cours.

La COPA a été impliquée lorsque les opposants ont décidé de prendre la route politique afin de stopper Johnson et ils ont ciblé la Loi sur l’aéronautique avec un désir de faire des changements dans le but de donner à des intérêts locaux le contrôle dans l’établissement de tout aérodrome.

La COPA s’est battue d’arrache-pied, allant même en cour avec notre Fond spécial d’action, afin de défendre le concept de juridiction fédérale sur toute l’aviation. La base de notre position est qu’aucun statut municipal ou provincial, zonage, norme de construction ou autres mécanismes ne peuvent être utilisés pour arrêter un aérodrome d’être établi à l’extérieur de la zone peuplée d’une cité ou ville.

Ce concept permet aux propriétaires terriens d’établir un aérodrome et de développer des facilités en support de l’aérodrome, tels que des hangars, une piste asphaltée et un débit d’essence. Le droit ne s’étend pas au développement non aviation de la propriété, tel que le plan de Johnson de créer un développement résidentiel.

Les opposants locaux ont apporté la question devant la Municipalité, qui a passé une résolution qui non seulement prévient Johnson de subdiviser sa propriété, mais aussi, en d’autres mots, lui interdit d’établir un aérodrome.

Reconnaissant ses droits, Johnson a dit qu’il procéderait avec une version diminuée de son plan.  Les résidents locaux ont apporté le débat à Ottawa, incitant le Ministre des Transports Lawrence Cannon à mentionner dans la presse qu’il « interviendrait ».

La COPA est allé au travail avec le personnel du Ministre afin de clarifier les intentions de M. Cannon et de lui rappeler la juridiction fédérale et les droits des propriétaires terriens. On a clarifié que le Ministre n’avait pas l’intention d’intervenir avec une quelconque idée de prévenir Johnson d’établir un aérodrome et que son personnel avait été instruit de rendre la chose claire à tous les partis et de les encourager à travailler envers un compromis pour toute activité, en dehors de l’aérodrome, qui serait permise.

La situation a culminé en une réunion tenue au bureau de Transports Canada à l’Aéroport Stanfield d’Halifax entre la COPA, représentée par le directeur Brian Chappell, la Cie Vision Air, des représentants du comité de citoyens, un représentant du gouvernement provincial, et le Conseil de Hants East, les gestionnaires régionaux de Transports Canada et des gestionnaires de la planification municipale.

Même si les gens de Transports Canada ont déclaré qu’ils ne préviendront pas l’implantation d’un aérodrome, ils ont aussi déclaré qu’ils n‘étaient ni pour ni contre l’aérodrome. Il demeure une forte opposition de la part des résidents locaux.  Conséquemment, Johnson recherche maintenant un compromis en établissant seulement une rampe, un hangar, un bureau, etc. tels que nécessaires pour son opération d’hélicoptère.

Dans un effort pour accommoder les questions restantes, une option d’échange de propriété est aussi en train d’être explorée avec une propriété proche mais plus éloignée des maisons par rapport à la présente propriété. La propriété alternative n’est pas propice à l’établissement d’un aérodrome.

Il est dommage que tant de désinformation et de peur de l’aviation par des gens non informés puissent résulter en une piste dont on a besoin et qui ne sera pas construite.  Cela met en lumière le besoin pour chaque membre d’être proactif à chaque opportunité afin d’éduquer le public au sujet de qui nous sommes et quels sont les effets, ou l’absence d’effets, que nos avions ont dans la vie des gens de même que les bénéfices que l’aviation apporte à une communauté.

La COPA possède plusieurs outils pour aider dans cet effort. Cliquez simplement sur “Flying in Canada” sur not site internet pour des liens vers un Guide des aéroports publics  « en anglais : Guide to Public Airports » et une brochure intitulée «Your Community Airport – An aviation Gateway.» La brochure peut être imprimée ou vous pouvez contacter notre bureau pour en obtenir des copies par la poste. Prenez le temps de vous impliquer afin d’aider à bâtir partout une meilleure attitude envers l’aviation.