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Qui est au premier but?

 

Il existe un brillant jeu de mots produit par l’équipe de comédiens Abbott et Costello, où Abbott essaie d’expliquer le nom des joueurs d’une équipe de baseball, mais Costello a de la difficulté à comprendre qui sont les joueurs à cause de leurs noms. Costello ne comprend vraiment jamais.

Eh bien, grâce à un dédale d’agences, une loi, des règlements et une frontière, nous demeurons sans la même information météo de sécurité de vol au Canada par rapport aux États-unis. Et je me sens comme Costello.

En 2005, nous avons rapporté au sujet du marché émergeant des services météo livrés dans le cockpit via satellite et leur disponibilité, ou plutôt leur absence, au Canada. À ce moment-là, il n’y avait qu’un seul pourvoyeur de services qui pouvaient être légalement téléchargés à l’intérieur d’avions canadiens et fournir de l’information météo canadienne. WSI InFlight® www.wsi.com/aviation/products/inflight  fournit soit un ensemble couvrant l’Amérique du nord au montant annuel de 799$ ÉU, ou un ensemble couvrant le Canada seulement pour soit un montant annuel de 479$ ÉU ou pour un frais d’utilisation quotidien de 14,95 $ ÉU plus un frais initial de 199$ ÉU.

Les données additionnelles provenant du Canada incluent les METARs (observations météo de surface), les TAFs (prévisions d’aérodrome) et le radar météorologique canadien (le radar de la météo publique d’Environnement Canada). Il existe un nombre de dépositaires au Canada qui se retrouvent sur le site internet de WSI. WSI demeure le seul fournisseur et les données canadiennes sont limitées comparativement aux États-unis.

En ce temps-là, la capacité de recevoir des données météo par radio satellite commençait à peine au Canada, aussi bien dans des nouveaux avions avec équipement pré installé, que dans une variété d’appareils portatifs. Nous avons rapporté que le marché de radio satellite public en voie de développement, auxquels des services tels que la météo aviation XM sont rattachés aux États-unis, étaient bloqués au Canada pour différentes raisons.

Même si la radio satellite est maintenant disponible au Canada, l’information de la météo aviation demeure bloquée au moment d’écrire cette rubrique, et il apparaît qu’il y a un peu de « Qui est au premier but? » dans toute cette histoire.

Ainsi donc, quels sont les joueurs?  Le Canada est un État souverain au sens des standards de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) pour la livraison des services météo, ici comme au niveau international.  Nav Canada est le pourvoyeur de services dû au fait qu’il est propriétaire du système de navigation aérienne, incluant les services et l’information aéronautiques, tels que les données météo.  Donc, en réalité, ils remplissent les engagements de l’État envers l’OACI.

Par le biais des Règlements de l’aviation canadienne (RACs), Transports Canada retient un certain aspect de supervision auprès de Nav Canada pour que celui-ci remplisse ses obligations d’état.  Il y a aussi la Loi sur la commercialisation des services canadiens de navigation aérienne civile qui détaille les droits et obligations de Nav Canada en tant que seul fournisseur légal des services.

Nav Canada a un contrat avec Environnement Canada pour obtenir la majorité des données et développer des rapports et des prévisions, gérer les systèmes d’ordinateurs qui font partie intégrale du site internet de la météo aviation et Nav Canada a aussi des ententes en place avec Environnement Canada pour l’utilisation de leurs produits tels que le radar météo Doppler et le réseau de détection des éclairs.

De plus, l’Organisation météorologique mondiale (en anglais: World Meteorological Organisation ou WMO), dont le Canada est membre, s’efforce de garantir, entre autre choses, que les données météo et les produits générés par un pays soient gratuitement disponibles aux autres pays qui ensuite distribuent ces données à d’autres à l’intérieur de leur pays pour des fins de recherche comme de sécurité publique.

Il y a aussi le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui distribue des licences à des fournisseurs de services de transmission radio, incluant la radio satellite. Il y a les fournisseurs de service de radio satellite, tel que XM radio ou Sirius, et à cause de la frontière, il existe deux entités séparées pour chacune de ces compagnies de chaque côté de la frontière.

Finalement, il y a d’autres contracteurs qui offrent des services aux fournisseurs de service de radio satellite afin de transformer les données en des produits à télécharger aux divers appareils.

Au moment présent, il y a un peu d’information disponible au Canada, tels que les images radar américaines Nexrad qui débordent dans une petite portion du sud du Canada et les TAFs et les METARs, mais en grande majorité, c’est le grand trou noir au Canada.

Les données qui sont fournies gratuitement par les agences américaines tels que le National Weather Service (NWS), sont remodelées par les fournisseurs de services de météo satellite et vendu aux abonnés aux États-unis. Certaines de ces données, tels que les TAFs et les METARs, arrivent au NWS de Nav Canada comme faisant partie de ses engagements envers le WMO au nom du Canada, et se retrouvent sur les appareils de leurs abonnés.

Quelques canadiens ont des comptes aux États-unis pour ces services, quoique cette méthode d’obtenir le service est effectivement comme le piratage de la TV satellite qui a existé pendant les quelques premières années.

Au moment d’écrire cet article de mise à jour, je comprends que Nav Canada a fait un suivi de la demande de la COPA pour un service au Canada et ils ont approché aussi bien Sirius que XM pour obtenir leurs intentions de service météo (produits canadiens et américains) pouvant être acheté au Canada.

Nav Canada considère qu’elle possède des droits de propriété intellectuelle sur les données qu’elle fournit et conséquemment, ils ont besoin d’avoir une entente avec quiconque voulant vendre des produits météo au Canada.

Je comprends que Sirius n’a pas répondu mais que XM États-unis, à travers l’un de leurs contracteurs en développement, Baron Services, est à travailler sur un ensemble pour le Canada, pour que les abonnés américains puissent avoir accès à la panoplie complète des services pour le Canada et les abonnés canadiens de XM, en passant par l’achat de services de XM Canada, pourront avoir accès à l’information canadienne et américaine.

Même si l’intention est d’avoir le service disponible cette année, aucune date n’a été arrêtée. Je comprends que le délai est en partie dû aux négociations contractuelles entre Nav Canada et Baron Services. Je comprends que Nav Canada ne réclame pas de compensation pour cette entente ou pour les données.

J’ai contacté XM Canada pour obtenir une indication à savoir quand le service sera disponible. Bien qu’une solution soit en marche, aucune date n’a été arrêtée pour l’introduction du service au Canada. Il y a quelques aspects qui doivent être travaillés, principalement de nature technique, mais ils espèrent pouvoir offrir le service dans le courant de l’année.

Malheureusement, cette amélioration de notre sécurité de voler devra attendre. J’ai approché le gouvernement en 2005 en rapport à leur capacité comme « état » de prendre les devants en fournissant cette information qui touche la sécurité mais ils se sont tenus loin du sujet, mentionnant que ceci est une affaire entre nous et le fournisseur (Nav Canada).

Donc, nous sommes à la merci d’intérêts commerciaux et de lois contractuelles. J’espère que ces questions seront résolues bientôt. En attendant, soyez prudents là-bas, spécialement si vous utilisez de l’information de source américaine. Comme exemple, même si le Nexrad américain couvre un peu du Canada, c’est une représentation en biais des précipitations.

Plus on est éloigné du site radar, moins grandes sont les chances que les précipitations à basse altitude tels que la neige due à l’effet de lac soient détectées. Il peut sembler que la visibilité est bonne quand en fait la visibilité est WOXOF (aucun plafond ni visibilité).

Je suis désolé de ne pouvoir être plus précis sur la situation ou sur l’horaire d’implantation du service au Canada.  Comme je l’ai déjà dit, je me sens comme Costello. Donc, qui est au premier? Je ne sais pas… attends une minute, il est troisième but! (le texte complet ou l’enregistrement de la routine d’Abbott et Costello est disponible à l’adresse internet suivante: http://www.baseball-almanac.com/humor4.shtml).