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Garder les frais d'aéroport raisonnables

 

Le membre COPA Michael Schwar a visité l'Aéroport international de la région de Waterloo (CYKF) récemment et il a pris le temps (Merci Michael) d'exprimer son inquiétude en écrivant à propos du frais d'atterrissage de 10 $ à cet endroit.

Les frais d'atterrissage étaient appliqués sur une base par kilo, débutant à 1 000 kilos, avec un frais d'atterrissage minimum pour les plus petits avions, comme ceux de la plupart des membres COPA, de 10$ pour tous les avions en visite.

J'ai reçu une copie du courriel de Michael envoyé au Gérant général de l'aéroport Chris Wood et j'ai poursuivi avec un courriel de support envers les points que Michael a apporté, ce qui a provoqué un échange supplémentaire entre Chris Wood et moi-même.

Les frais d'atterrissage représentent une question épineuse pour notre secteur de l'aviation. Plusieurs gérants d'aéroport réalisent que nos avions ont peu d'impact sur l'infrastructure et que nos pilotes sont des utilisateurs cumulatifs de l'infrastructure aéroportuaire, qui est construite au-delà de nos besoins (longues pistes, etc.) mais qui est nécessaire pour attirer des avions plus gros.

Ces gérants sont typiquement pris entre le besoin d'essayer de boucler leur budget pour leurs maîtres et le fait de reconnaître notre sensibilité aux frais.

La majorité des gens de notre secteur de l'aviation comprennent qu'ils ne devraient pas obtenir un service gratuit, mais il existe deux problèmes qui n'ont pas de sens d'après eux. Avant tout, c'est le coût de la collection. Un frais d'atterrissage de 10 $ coûte plus cher à percevoir que ce qu'il rapporte, ou au mieux le montant net perçu ne vaut pas la peine d'être collecté.

En deuxième lieu, le majorité des gens pensent qu'il est raisonnable de s'attendre à ce que lorsqu'ils achètent d'autre services tel que du carburant, de la nourriture au restaurant sur place ou un stationnement de nuit à l'aéroport, le frais devrait être dispensé en reconnaissance des revenus significatifs réalisés par les locataires de l'aéroport, qui en échange sont capables de payer un loyer à l'aéroport à partir du montant d'affaires qu'ils réalisent.

Waterloo est l'un de ces aéroports avec plus d'infrastructure que nécessaire pour notre secteur. De longues et larges pistes et un service de pompiers pour servir de gros avions coûtent de l'argent à installer et à entretenir, et il est nécessaire de trouver de l'argent où cela est possible, incluant des frais d'atterrissage, pour supporter de tels services.

Mais Waterloo est surtout un aéroport d'aviation générale avec relativement peu de mouvements de lignes aériennes, alors il est tentant de répartir les coûts parmi les utilisateurs les plus fréquents. Quand les décisions sont prises par d'autres, tel qu'un conseil régional composé de gens qui ne sont pas en aviation, ils peuvent assumer que notre secteur devrait payer et qu'il acceptera le frais.

Au crédit de Chris Wood, il a réalisé la sensibilité aux frais. Les avions pesant moins de 1 000 kilos sont déjà exemptés, mais dans sa réponse à moi il a annoncé qu'il cherche présentement à obtenir l'approbation pour exempter les avions pesant moins de 3 000 kilos. Chris a demandé et reçu une lettre de la COPA pour aider à supporter sa proposition.  J'ai fortement endossé l'action et j'ai utilisé un peu du travail accompli à Hamilton pour avancer mon point que les frais d'atterrissage ont un impact net négatif envers l'aéroport et la communauté.

En 1998, Hamilton avait introduit un frais de 12 $ suite à une vive réaction de la COPA envers leur proposition d'un frais de 40 $. J'ai mentionné que même à 12 $, le frais aurait un impact négatif sur l'utilisation de l'aéroport par notre secteur.  J'avais raison.

En utilisant les statistiques de mouvements de Transports Canada, nous avons comparé les mouvements durant une période de 8 mois avant le frais avec la même période un an plus tard. Il y a eu un déclin de trafic à Hamilton comparé à Waterloo et London, qui au même moment n'avait pas de frais et durant la même période a constaté une augmentation du trafic.

En utilisant des estimés conservateurs du montant qui est dépensé lors d'une visite typique à un aéroport en ventes de carburant, de transport, de logement, etc. la COPA a estimé que Hamilton a perdu 323 000 $ en revenus à l'aéroport et à la communauté provenant d’un déclin du trafic, plus 268 000 $ s'ils avaient vécu la même croissance que les aéroports avoisinants.

Nous avons estimé qu'ils ont reçu 67 000 $ en frais d'atterrissage et ceci ne tient pas compte du coût relié à la collecte du frais, qui aurait réduit le montant net provenant du frais.

Depuis l'introduction du frais, l'activité de l'aviation générale à Hamilton a sévèrement diminué.  Le Chapitre de la EAA (en anglais: Experimental Aircraft Association) a déménagé à un autre aéroport et le Club de vol d'Hamilton, un des premiers clubs au Canada et un centre d'entraînement en vol, a fermé ses portes en partie à cause d'une dispute au sujet des frais d'atterrissage et du hangar qu'ils occupaient.

Chris Wood a apprécié notre lettre de support et l'information à propos de l'expérience à Hamilton. Comme résultat de cet effort, Chris a convaincu le Conseil d'approuver sa proposition. À partir du 1er avril 2010, les avions visiteurs de moins de 3 000 kgs sont exempts de frais d'atterrissage.

S.V.P., démontrez votre support envers ce changement progressif des frais en visitant et en profitant de tout ce que cet aéroport peut offrir, incluant un excellent centre de services aéronautiques, un restaurant sur place et autres entreprises aéronautiques à l'adresse internet suivante: www.waterlooairport.ca/en/businessatykf/AirportCommunity.asp  

J'ai pris un intérêt personnel envers cet aéroport, partiellement à cause du fait que c'est mon aéroport d'attache où j'ai commencé à voler de mes propres ailes il y a de ça plusieurs années, mais aussi parce que j'ai voulu utiliser ceci comme exemple du fait que des arguments raisonnables peuvent remporter la bataille.

Un autre aéroport où les frais sont devenus un problème récemment est Nanaimo, où des frais rétroactifs ont été introduits sans avertissement. J'ai été contacté par plusieurs membres qui ont rapporté des frais d'atterrissage et autres frais de plus de 20$ juste pour arrêter à l'aéroport pour laisser descendre un passager. J'ai vérifié le site internet de l'aéroport et j'ai trouvé qu'il ne devrait pas y avoir de frais pour ces avions. J'ai pris un intérêt particulier dans cette cause parce que j'avais de toute façon un voyage planifié dans la région et j'ai voulu m'y arrêter pour discuter de la chose avec le gérant de l'aéroport.

À travers plusieurs contacts par courriels et lettres, la gérance a décidé en grande partie de renverser leur décision.

Le fait de maintenir une relation avec la gérance de l'aéroport est la clé pour conserver les frais à un bas niveau. La COPA ne peut remplir cette fonction parce qu'il est impossible pour notre personnel de dévouer suffisamment de temps pour traiter toutes ces situations uniques et ces relations à chaque aéroport.

La meilleure manière de conserver les frais bas est à travers le contact personnel et le développement d'une relation avec la gérance de l'aéroport. Voilà pourquoi il est si important d'établir des escadrilles COPA à votre aéroport.

Les escadrilles sont le point central et peuvent servir de groupe de représentation de notre secteur pour des problèmes tels que les frais d'atterrissage. Le personnel de la COPA peut fournir de l'assistance et nous avons de l'information disponible dans notre Guide pour les aéroports publics et un échantillon de lettres qui peuvent être ajustées pour chaque situation, mais si les pilotes locaux ne sont pas actifs d'une manière organisée, les frais et autres problèmes vont travailler contre votre liberté de voler.

Il m'a été suggéré à plusieurs occasions que la COPA devrait maintenir une liste des frais à tous les aéroports afin que les membres puissent décider quels aéroports utiliser.  Encore une fois, nous n'avons pas le personnel pour garder une telle liste à jour; effectuer des contacts fréquents avec tous les aéroports; et vérifier les sites internet pour les horaires de frais qui peuvent changer à tout moment. Par contre, notre site "Places to Fly" à l'adresse internet www.copanational.org/Placestofly.cfm a été établi afin de fournir de l'information à propos des frais, du prix du carburant et autres informations. Chaque banque de données d'aéroport peut être mise à jour par n'importe qui. Vous pouvez nous aider et aider vos confrères pilotes en mettant à jour l'information pour votre aéroport et tout autre aéroport que vous visitez. Si vous ne voyez pas un certain aéroport sur notre site, ajoutez-le simplement. Cela ne prend que quelques minutes de votre temps.

Adoptez un aéroport en formant une escadrille COPA (consultez notre guide) ou en rajeunissant une escadrille qui est peut-être un peu vieillotte. Adoptez un aéroport de la liste "Places to Fly" et conservez-le à date.