By Kevin Psutka, COPA president/CEO
I am pleased to report that the COPA Board of Directors decided at its March 22
meeting to support a challenge by COPA member Bernard Laferriere against a
decision by the Commission de Protection du Territoire Agricole du Québec (CPTAQ),
a provincial agricultural land management agency that is trying to prevent him
from using his land for a grass airstrip.
The issue involves federal jurisdiction over aviation, and in particular, the
rights of an individual to establish an aerodrome on his or her land, under the
sole control and regulation of Transport Canada.
Using funds from COPA’s member-generated Special Action Fund, we have
successfully defended this principle in several legal cases that are now used as
precedent in most Canadian provinces.
Quebec is one exception, where the CPTAQ has for many years been trying to
assert its position that they can control or prohibit an aerodrome on
agricultural land.
A precedent in favour of the CPTAQ was set several years ago without COPA’s
knowledge or involvement. COPA has been searching for another case to seek to
overturn this existing precedent.
In the Laferriere case the CPTAQ ordered him to stop flying his light aircraft
from a grass airstrip on his land. This case is typical in Quebec.
A neighbour objected to Laferriere’s airstrip, and a complaint was filed with
the CPTAQ. They served notice to cease flying. The case has gone through
progressive levels of administrative tribunals and, each time, the CPTAQ’s
decision has been upheld. COPA has been following the case but we have been
reluctant to get involved because of concerns raised by our legal advisors.
These concerns have now been resolved as the sole legal issue is now restricted
to the constitutional issue of federal jurisdiction, over aeronautics.
Other efforts to address this most important issue have been made. COPA
President Kevin Psutka has been actively lobbying the federal government for
some time now to intervene in the case, meeting several times with senior
Transport Canada lawyers to explain the case and to ensure that they are
following it.
Although one would think that COPA or individual landowners should not have to
spend considerable effort and money defending what should be the federal
government’s job, unfortunately it is government policy not to consider
intervening until a case reaches the court of appeal level.
The Laferriere case has not yet reached the court of appeal level. Instead, a
recent decision of the Quebec Provincial Court is undergoing judicial review by
the Quebec Superior Court that is to focus strictly on the constitutional issue
of federal jurisdiction.
Given this development in the case, COPA’s legal advisors now recommend that
this is an appropriate time for COPA to get involved through funding of the
defence.
Other land owners may have also been served notice to cease aircraft operations
on their land. Rather than intervene in each and every case, which could in
total become very expensive, the COPA Board have decided to support the
Laferriere case only and try to bring it to resolution as quickly as possible.
Also, we will approach the CPTAQ with a request to stop proceedings against
others until this case is resolved. In the meantime, we will advise members
served with notices by the CPTAQ to consider all of the facts and then decide
whether to continue flying while the issue is being resolved. Because of the
potential liability to COPA should we eventually lose the Laferriere case, we
will not advise members to ignore any CPTAQ order. The decision is theirs alone.
We hope to resolve the anomaly in Quebec and bring that province in line with
the precedents that have been set elsewhere.
Our position remains firm and is strongly supported by legal precedent;
provincial or municipal government cannot regulate or prohibit aeronautical
activity by use of regulations, bylaws, or the like, as this is an area which is
under exclusive federal jurisdiction.
The following is a translation of the above:
Il me fait plaisir d’annoncer que le conseil d’administration de COPA a
décidé lors de sa réunion du 22 mars d’appuyer la cause du membre de COPA
Bernard Laferrière contre une décision de la Commission de protection des terres
agricoles du Québec (CPTAC) qui cherche à l’empêcher d’utiliser une partie son
terrain comme piste d’atterrissage.
Le débat implique la juridiction fédérale sur l’aviation, et en particulier, les
droits d’un individu d’établir un aérodrome sur son terrain, sous le contrôle et
les règles de Transport Canada seulement. Grace au “Fond spécial d’action” de
COPA, généré par les membres, nous avons défendu ce principe avec succès dans
différentes causes qui sont maintenant utilisées comme précédents dans la
plupart des provinces canadiennes. Québec est une exception où la CPTAQ a depuis
de nombreuses années essayé d’affirmer qu’elle peut contrôler ou interdire un
aérodrome sur des terres agricoles. Un précédent en faveur de la CPTAQ a été
créé il y a quelques années sans que COPA ne le sache ou qu’il soit impliqué.
COPA a depuis recherché un autre cas afin de tenter de renverser le précédent
existant.
Dans la cause Laferrière la CPTAQ ordonna qu’il cesse de faire voler son
appareil à partir de la piste existante sur son terrain. Ceci est fréquent au
Québec. Un voisin s’objectait à l’existence de cette piste et une plainte fût
déposée auprès de la CPTAQ qui ordonna la cessation des activités aéronautiques
de B.Laferrière. La cause a été entendue par différents niveaux de tribunaux et
chaque fois la décision de la CPTAQ a été confirmée. COPA a suivi cette cause
mais a hésité à s’impliquer en raison de réserves émises par nos conseillers
légaux. Ces réserves sont maintenant écartées puisque la cause est maintenant
limitée à la question constitutionnelle concernant la juridiction fédérale en
matière aéronautique.
D’autres efforts ont été faits pour régler cette importante question. Le
président de COPA, Kevin Psutka, a activement tenté de convaincre le
gouvernement fédéral d’intervenir dans cette cause. Il a rencontré a plusieurs
reprises les avocats de Transport Canada pour expliquer la cause et s’assurer
qu’il la suivaient. On pourrait penser que COPA ou qu’un individu ne devrait pas
avoir à dépenser beaucoup de temps et d’argent à défendre des choses qui
devraient être du ressort du gouvernement fédéral. Malheureusement la politique
du gouvernement est de ne pas intervenir avant qu’une cause soit en cour d’appel.
La cause Laferrière n’est pas encore devant la cour d’appel. Au lieu de cela une
requête en révision judiciaire du jugement récent de la cour du Québec sur le
seul point de la question constitutionnelle concernant la juridiction fédérale a
été présentée en cour supérieure du Québec. En raison du nouveau tour que prend
la cause, les conseillers juridiques de COPA recommandent maintenant à COPA de
s’impliquer en finançant la défense.
D’autre propriétaires de terrains peuvent aussi avoir reçu de la CPTAQ l’ordre
de cesser leurs opérations. Plutôt que d’intervenir dans chaque cause, ce qui
pourrait devenir très coûteux, le conseil d’administration de COPA a décidé de
n’appuyer que la cause Laferrière et d’essayer d’obtenir une résolution le plus
rapidement possible. Nous approcherons également la CPTAQ pour lui demander
d’arrêter les poursuites contre d’autres propriétaires jusqu’à ce que cette
cause soit jugée. En attendant que la situation soit clarifiée nous
conseillerons à nos membres qui reçoivent des ordres de la CPTAQ de cesser leurs
opérations de bien considérer tous les faits et de décider eux-mêmes s’ils
doivent continuer d’opérer ou non. En raison de la responsabilité potentielle de
COPA, si éventuellement nous perdions la cause Laferrière, nous ne conseillons
pas à nos membres d’ignorer les ordres de la CPTAQ. La décision leur appartient.
Nous espérons résoudre cette anomalie au Québec et amener la province à se
conformer aux précédents qui existent ailleurs. Notre position reste ferme et
est appuyée par un précédent légal; les gouvernements provinciaux ou municipaux
ne peuvent contrôler ou empêcher des activités aéronautiques par des règlements
car celles-ci relèvent exclusivement de juridiction fédérale.