Par Adam Hunt
Récemment, j’ai reçu quelques questions de membres de la COPA au sujet des NOTAMs.
La question la plus souvent demandée est “Jusqu’à quelle distance puis-je aller voler avant d’avoir à vérifier les NOTAMs?” ou “Je n’ai pas vraiment besoin de vérifier les NOTAMs pour un vol local, n’est-ce pas?”
Ce sont des questions faciles à répondre sous deux angles différents – selon les RACs et aussi du point de vue de la sécurité en vol et de la gestion des risques. Dans les deux cas, vous devez vérifier les NOTAMs avant chaque vol!
Les RACs sont très spécifiques – ils mentionnent ceci :
Le pilote en commande d’un avion doit, avant le début d’un vol, être familier avec l’information disponible qui est appropriée au vol projeté.
Ceci veut donc dire que si vous volez à l’intérieur d’un nouvel espace aérien restreint ou quelque chose de similaire, vous pouvez vous attendre à être pénalisé selon la violation de l’espace aérien (RAC 601.04) et selon le RAC 602.71 également.
La pénalité maximale pour effreindre le RAC 602.71 est présentement de 500$ pour les individus et 2,500$ pour les corporations. Vous pouvez aussi vous attendre aux mêmes pénalités pour avoir violé un espace aérien restreint que vous ne connaissiez pas.
À part des règles, y a-t-il une vrai raison pour se préoccuper de vérifier les NOTAMs pour un vol local lorsque vous connaissez bien la région et avez volé dans le coin pendant des années?
La réponse est “oui” et je vais vous donner trois exemples pour illustrer le point:
Le fait est que même si vous habitez dans un coin reculé du Canada, vous pouvez un jour vous trouver en face de quelque chose d’inhabituel qui se passe dans votre région et qui affectera votre sécurité si vous ne vérifiez pas les NOTAMs.
Ceci peut inclure des feux de forêt, des exercices militaires, des désastres naturels ou provoqués (j’ai déjà vu des NOTAMs au sujet de déraillements de trains dans le passé), des déversements de produits chimiques, des désastres miniers, du dynamitage de dernière minute, de nouvelles tours, des lancements de fusées, des envols de ballons scientifiques, des visites VIP, des sites d’accidents d’avion et des dizaines d’événements inhabituels desquels Transport Canada a pensé éloigner les avions pour leur propre sécurité.
Il existe deux méthodes de vérifier les NOTAMs pour le moment – par téléphone ou par fax de votre Centre régional d’information de vol de Nav Canada ou du site Internet de météo aviation de Nav Canada.
Le service de NOTAM est un service payé à partir des frais annuels que nous payons pour le Système de navigation aérienne de Nav Canada. Même les avions qui sont exemptés des frais annuels, tels les planeurs, les ballons, les ultralégers et autres avions de moins de 1,328llbs, ont tout de même accès aux NOTAMs à partir de ces deux sources de Nav Canada et ces pilotes ont l’obligation de les vérifier avant d’aller voler.
Voler sans vérifier les NOTAMs est non seulement une violation des RACs; ce n’est pas une bonne façon de gérer les risques associés à votre vol.