Parcs Ontario veut restreindre l’accès aux parcs
Par Peter Martin Parcs Ontario, une agence du Ministère des ressources naturelles de l’Ontario, a reçu comme mandat de développer des plans de gestion pour ces terres et cours d’eau sous leur juridiction. Bien que peu d’entre nous puissent argumenter le besoin de gérer les abondantes ressources naturelles de l’Ontario, les conséquences de leurs plans pourraient limiter l’accès des avions à celles-ci. Et ceci est largement dû à la catégorisation des avions en tant que transport mécanisé. Cette catégorie inclut des choses telles que les motoneiges, les véhicules tout terrain, les camions et les autos. À part les avions, le transport mécanisé requiert des routes ou des sentiers, des arbres à être coupés, des ponts, etc. Même le canotier a besoin de portages et de campements. Tout ceci a un impact négatif sur l’environnement. Au contraire de toutes les autres formes d’accès, un hydravion ne laisse aucune trace de sa présence. Les régions protégées sont des étendues de terrain et d’eau avec des dimensions définies qui sont établies pour protéger de façon permanente des aspects de notre héritage naturel tels que des formes terrestres uniques, des communautés de plantes et la vie animale. En Ontario, les régions protégées qui appartiennent à la province et sont gérées par la province incluent : Les parcs provinciaux établis sous la Loi sur les parcs provinciaux; Les réserves fauniques établies sous la Loi sur les terres publiques; Les régions sauvages établies sous la Loi sur la protection des régions sauvages; et Le Parc de la région caractéristique des Hautes-Terres de Kawartha. À une certaine époque, les parcs étaient considérés seulement comme des endroits possédant des paysages spectaculaires, un habitat principal pour le gibier, des terres et forêts servant au camping, aux pique-niques et à la baignade. Au cours des années, les vues ont changé. Le développement urbain et la pression sur ces ressources naturelles pour de l’utilisation commerciale, industrielle et récréative a augmenté. Comme résultat, le réseau des régions protégées de l’Ontario a grandi à un rythme de plus en plus rapide durant le 20ième siècle. Les régions sauvages furent ajoutées au réseau en 1959. Les premières réserves fauniques ont été établies après qu’un règlement fut approuvé sous la Loi sur les terres publiques en 1964. Aujourd’hui, le réseau des régions protégées de l’Ontario inclut environ 8.7 millions d’hectares, ou environ 9 pour cent des terres provinciales : 316 parcs provinciaux avec 7.7 millions d’hectares règlementés par Loi sur les parcs provinciaux; 249 réserves fauniques avec un million d’hectares règlementés par la Loi sur les terres publiques; et 10 régions sauvages avec 800 hectares réglementées par la Loi sur la protection des régions sauvages. Cette région est plus grande que les provinces du Nouveau Brunswick et de l’Île du Prince Édouard combinées. La possibilité de voir toutes ces étendues hors limites aux avions est toujours présente. C’est un risque significatif. Déjà deux grandes régions dans le sud de l’Ontario, le Parc provincial Algonquin et le Parc provincial Massasauga, ont des interdictions complètes d’accès par avion. Et la liste des régions qui requièrent le développement d’un plan de gestion est longue. La liste suivante est celle qui apparaît actuellement sur le site internet de Parcs Ontario comme endroits présentement sujets au développement d’un plan de gestion.
Projets courants de gestion des parcs Aaron Blue Lake Boyne Valley Charleston Lake Clear Creek Forest DuPont East Sister Island Egan Chutes Fish Point Fitzroy Frontenac Gravel River Komoka Kopka River Lake on the Mountain Lake St. Peter Lake Superior Lighthouse Point MacGregor Point Michipicoten Post and Michipicoten Island North Beach O'Donnell Point Pakwash Petawawa Terrace Peter's Woods Polar Bear Presqu'ile Queen Elizabeth II Wildlands Queen Elizabeth The Queen Mother M'Nidoo M'Nissing Protected Area Quetico Ruby Lake Sandbar Lake Six Mile Lake Sleeping Giant Temagami Wabakimi
Projets courants de gestion des parcs de régions caractéristiques Algoma Headwaters Kawartha Highlands Nagagamisis Central Plateau Spanish River Valley St. Raphael Woodland Caribou
Le développement de plans de gestion pour les parcs ontariens est supposé suivre un processus en sept phases. Les développeurs sont supposés inclure les commentaires des majeurs partis intéressés à l’intérieur de ces plans et ils doivent aussi donner la chance au public de faire des commentaires à l’occasion de réunions publiques ainsi que des opportunités de commenter par écrit. Les deux sites pour lesquels des plans de gestion sont présentement développés sont la région de Temagami et le Parc de la région caractéristique de Woodlands Caribou. Le Parc de la région caractéristique de Woodlands Caribou est localisé dans le nord-ouest de l’Ontario, à environ 30 kilomètres à l’ouest de la ville de Red Lake, 90 kilomètres au nord de la Cité de Kenora et 60 kilomètres au sud de la Communauté de Pikangikum. Il consiste en 537,585 hectares qui incluent un parc provincial, quatre additions recommandées de parcs sauvages, une réserve faunique, une région de gestion améliorée et une réserve forestière. La région de Temagami se situe à environ 100 kilomètres au nord de North Bay. La région couvre approximativement 650,000 hectares de terrain rugueux et varié. Cinq parcs provinciaux couvrant 104,248 hectares se trouvent dans la partie ouest de Temagami. Autour des parcs se retrouvent huit réserves fauniques qui ajoutent une surface additionnelle de 42,836 hectares de région protégée. La majorité du reste de la couverture terrestre consiste en des terres de la Couronne non règlementées. Dans les deux cas, on n’a pas donné à la communauté d’aviation non commerciale suffisamment de préavis du début du processus ou des premières réunions publiques. Dans le cas de la région de Woodlands Caribou, les opérateurs d’aviation commerciale ont été invités à faire parti du comité de planification mais, lorsque nous avons appris que le processus avait débuté, on nous a refusé toute participation. La COPA a été active en faisant connaître nos inquiétudes à plusieurs niveaux du gouvernement de l’Ontario, incluant une demande pour être avisé et impliqué à tous les stages du processus. La bataille afin de préserver notre droit d’accéder aux cours d’eau de la région de Temagami a débuté il y a bien longtemps au début des années 1990. Les efforts déployés par les membres locaux de la COPA afin d’augmenter le niveau de conscience des bureaucrates et éventuellement une lettre de notre conseiller juridique envoyée au Conseil de planification de Temagami a eu pour effet de prévenir toute conséquence négative envers les opérateurs locaux d’hydravions. Toutefois, en 2005 l’effort de gestion de planification a été ravivé. Les efforts ont inclus un nombre de réunions publiques où ont été présents les membres locaux de la COPA, une réunion spéciale avec seulement les gens d’aviation et les officiels de Parcs Ontario, une session de consultation de groupe à Toronto à laquelle chaque participant était d’accord pour dire que qu’il n’y avait pas de problème concernant l’accès par avion dans ces régions, une réunion avec le Directeur exécutif de Parcs Ontario, à laquelle le Président de la COPA, les membres du Comité COPA des hydravions et le Directeur COPA du nord de l’Ontario ont clairement indiqué leur position (pour Woodlands Caribou et Temagami) au sujet de l’accès par avion, Parcs Ontario a continué à préparer des plans qui auraient vu l’accès par avion minimisé. En fait, dans le cas de Woodlands Caribou, les plans sont de ne permettre qu’aux opérateurs commerciaux d’amerrir leurs avions là-bas. La seule exception est que ceux qui possèdent une propriété auront la permission d’accéder par avion à leur propriété seulement. Ceci est fondamentalement mauvais. La question de l’accès est d’une importance essentielle à la communauté d’aviation parce que sans accès, un hydravion est de peu d’usage. Les pilotes sont de par leur nature et de par le processus règlementaire auquel ils sont sujets, des individus responsables qui partagent avec notre gouvernement un désir commun de préserver et de protéger l’environnement. Le fait de fournir l’accès à ces terres et cours d’eau n’est pas inconsistant avec cet objectif. Pour cette raison, toute proposition qui tente de limiter ou interdire l’accès aux avions sera opposée par la COPA en utilisant tous les moyens disponibles incluant le rassemblement d’un support public et politique. Nous avons travaillé fort à l’intérieur du processus officiel de consultation afin de créer une appréciation de qui nous sommes et pourquoi nous devrions avoir un accès continu. Le temps est venu d’utiliser de l’influence politique afin de faire valoir notre point de vue. Les membres COPA sont encouragés à parler avec leurs voisins et à contacter leurs amis politiques et/ou leur membre du Parlement afin d’augmenter la conscience de l’effet neutre que les avions ont sur l’environnement et notre désir d’accès continu. Nous sommes des payeurs de taxes aussi, et nous méritons le droit d’accéder à nos parcs. |
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