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La préparation des Olympiques 2010 débute
Les chiffres sont énormes. Le nombre de visiteurs attendus inclut 5,000 athlètes et officiels, 10,000 gens des medias et 25,000 volontaires, sans compter les dizaines de milliers de spectateurs. En utilisant comme base l’exemple précédent des Jeux d’hiver de Salt Lake City, il pourrait y avoir un chiffre additionnel de 1,000 vols par jour arrivant aux aéroports de Vancouver, le double des vols courants à l’Aéroport international de Vancouver.
Il y aura beaucoup de personnalités de marque avec des besoins spéciaux de voyage et du cargo supplémentaire qui arrivera pour l’équipement et autre matériel de support pour les jeux. Il y aura beaucoup de nouveaux hélicoptères couvrant les différents sites et le offrant le support des vols d’évacuation médicale d’urgence et la surveillance aérienne policière, ajoutant de la pression au niveau de l’espace aérien et du contrôle de trafic aérien.
Un autre chiffre impressionnant est le nombre potentiel de jours durant lesquelles les mesures de sécurité seront en place – jusqu’à 60 jours durant février et mars, à partir de l’ouverture du village olympique et l’arrivée des athlètes olympiques jusqu’à la fermeture des Para-olympiques et le départ des athlètes.
La sécurité est un problème majeur, et la sécurité de l’espace aérien, des aéroports et des avions est au grand sommet de la liste. Étant donné la longue période de temps où les restrictions seront probablement en place, et en utilisant les évènements majeurs précédents comme exemples où l’aviation personnelle a subi le plus d’impact, le Président de la COPA Kevin Psutka a commencé à travailler sur ce dossier il y a quelques temps, demandant aux autorités de rassembler les gens clés de l’industrie et les agences gouvernementales ensemble de bonne heure et de développer un plan qui non seulement adressera les questions de sécurité, mais plus important, qui évitera les problèmes qui sont survenus lors des évènement majeurs précédents, tels que le Sommet G8 à Kananaskis, la visite présidentielle américaine à Ottawa et le Super Bowl à Détroit.
À partir de l’expérience de la COPA, les problèmes principaux sont la consultation inadéquate avec l’industrie afin de pleinement comprendre l’impact des restrictions, la dissémination inadéquate de l’information et les NOTAMs confus qui sont émis trop tard pour que tout le monde soit informé bien à l’avance de l’évènement afin que les gens qui sont affectés puissent élaborer des plans pour s’accommoder des restrictions.
Les évènements du 11 septembre ont démontré la valeur de la COPA en tant que source d’information et de communication lorsque des dérangements majeurs à notre liberté de voler nous sont imposés. Nous avons découvert que le fait de se fier aux NOTAMs comme seule source d’information n’est pas suffisant afin de s’assurer que tous comprennent les restrictions.
Les gestionnaires de la COPA étaient en contact avec les officiels clés du gouvernement pour clarifier les instructions et souligner les faiblesses dans les NOTAMs. Ils ont aussi reçu plusieurs appels de membres comme de non membres de la COPA qui ne pouvaient rejoindre les officiels du gouvernement pour obtenir les clarifications.
Et notre site internet, qui a fait l’expérience d’une augmentation de volume dix fois plus élevé de consultations durant les semaines qui ont suivi les attaques, fut un précieux outil de communication pour suppléer au système encombrant des NOTAMs.
La COPA, en tant que source de clarification et de communication, a relayé les officiels surtaxés du gouvernement pour qu’ils puissent s’occuper d’autres problèmes. Et la COPA encore une fois prend les devants pour offrir ses services.
Il est survenu trois évènements majeurs au Canada depuis les évènements du 11 septembre qui ont nécessité un effort considérable de sécurité, et qui ont résulté en des restrictions majeures à l’aviation personnelle. Le Sommet G8 des leaders mondiaux à Kananaskis, Alberta, a nécessité quatre jours de restrictions d’espace aérien dans un rayon de 80 miles nautiques. La visite présidentielle américaine à Ottawa a fermé un espace aérien de 30 miles nautiques autour d’Ottawa durant une journée. Et le Super Bowl à Détroit a introduit une zone d’exclusion de 30 miles nautiques qui s’est étendue au Canada durant une période de deux jours.
Dans chaque cas, l’aviation personnelle a été la plus affectée, en allant d’une prohibition totale à Ottawa et près du Super Bowl, jusqu’à l’exclusion de pratiquement tous les avions des régions de l’Alberta à l’exception d’un peu de trafic dans le circuit à quelques aéroports.
À chacun des évènements précédents, la sécurité a été gérée à partir d’une structure de gestion nationale basée à Ottawa. Il a été décidé que durant les Olympiques de 2010 la sécurité sera gérée au niveau régional.
Un groupe de travail sur la sécurité aérienne a été établi sous la gouverne du Bureau régional de Transports Canada, dirigé par le Directeur de l’Aviation civile, Dave Nowzek. La COPA est représentée à l’un des groupes de travail par le Directeur de la Colombie Britannique et du Yukon Terry Wilshire, assisté par Ken Armstrong, également un Directeur de la Colombie Britannique et du Yukon.
En plus, Hardy Staub, un membre COPA de longue date avec une expérience considérable dans plusieurs secteurs de l’aviation, est à l’avant d’un regroupement en aviation générale du nom de British Columbia Aviation Council (BCAC) et il aidera aussi dans la planification.
Au niveau national, un groupe de travail NOTAM, qui aura comme rôle d’aider au développement des NOTAMs pour les évènements majeurs, a été formé par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC – agence gouvernementale d’avant plan dans la sécurité des évènements majeurs) suite à la recommandation du Président de la COPA Kevin Psutka. Ce groupe, qui contient des représentants de la COPA, des autres associations majeures nationales aussi bien que de l’industrie et du gouvernement, augmentera le groupe régional de gestion avec leur expertise provenant des évènements nationaux précédents.
Plus récemment, le BCAC a tenu sa conférence annuelle à Richmond et a choisi comme thème La sécurité des Jeux olympiques 2010. Des briefings ont été donnés afin que tous puisse apprécier l’envergure de l’exercice de planification.
Des experts provenant des Jeux olympiques de Salt Lake City ont mis en lumière les points d’intérêts et les leçons apprises. Au haut de la liste des leçons apprises se trouvait le besoin d’avoir un plan prêt à être exécuté et l’information disséminé à l’intérieur du public pas plus tard qu’un an avant les Olympiques. Ceci corrobore les inquiétudes de la COPA provenant des évènements précédents, et le point a été mis en lumière lors d’un discours passionné par Hardy Staub à la conférence BCAC, mentionnant que les autorités doivent fournir un temps d’avis suffisant pour s’assurer que tous ceux qui seront affectés par les restrictions sont au courant et les comprennent, et que tous aient assez de temps pour planifier afin de minimiser l’impact dans leurs activités aériennes.
Les groupes de planification ont beaucoup de travail devant eux. Si le plan doit être en place d’ici janvier 2009, et à en juger par les questions qui ont été soulevées à la conférence BCAC, il reste relativement peu de temps d’ici au moment crucial.
Nous ne savons pas à ce stage-ci comment, et pour combien de temps, l’aviation personnelle sera affectée, mais si l’on se fie aux évènements précédents et au danger encore perçu que les petits avions représentent, nous pouvons nous attendre à des restrictions considérables dans notre secteur de l’aviation.
La COPA est bien placée, aussi bien au niveau national que régional, pour fournir le nécessaire aux autorités et participer au développement et à la dissémination de l’information.
Notre but est de faire partie de la solution. Par exemple, que l’on ait la permission de voler ou non, les propriétaires et pilotes de la région de Vancouver auront un rôle majeur à jouer en surveillant nos aéroports et nos avions, et nous pousserons dans le sens d’un mécanisme servant à rapporter toute activité suspecte.
Nous allons aussi suggérer l’utilisation de nos pilotes et avions pour aider à la surveillance et à la vérification du système comme cela a été démontré avec succès par la Patrouille aérienne civile à Salt Lake City avec des économies considérables pour les autorités de la sécurité.
Le Comité olympique de Vancouver désire que le monde entier puisse voir le Canada dans la meilleure lumière possible. La COPA abonde dans le même sens. Une des lumières que nous voulons voir bien illuminée est notre liberté de voler; une chose qui est chérie ici et inatteignable dans plusieurs autres pays.
Avec cela en tête, nos représentants impliqués dans l’effort de planification feront de leur mieux pour sauvegarder les intérêts de nos membres de la COPA et de l’aviation personnelle à chaque opportunité. Nous nous assurerons que toutes les mesures de sécurité qui sont contemplées sont pratiques, nécessaires et prennent en pleine considération l’impact que ces mesures auront sur l’aviation personnelle.
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